Page en cours de chargement

Logo : Baisser les Barrières numérise les livres des étudiants déficients visuels

"Baisser les Barrières" : association qui numérise les livres universitaires, aide à la recherche de stages en entreprises et participe à la défense des droits des étudiants mal voyants et non-voyants, auprès des pouvoirs publics, chefs d'entreprises et autres personnes décisionnaires.


"on" parle de nous

la presse

" point presse" du CNPSAA (Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes) - 1er octobre 2009 

Patrick Gohet, Délégué interministériel aux personnes handicapées a prononcé un discours d'ouverture particulièrement fort, pour inciter les journalistes à changer de regard, changer de manière de présenter le handicap.

Gilbert Montagné a dit sa fierté de prendre part à ce point presse, et rappelé son implication dans le « Plan Handicap », le label « Handi-vacances » ainsi que sa volonté de toujours bousculer les idées reçues sur le handicap.

Nadine Morano, Secrétaire d'État chargée de la Famille et de la Solidarité, a présenté le bilan du Plan Handicap (cliquer ici).

« La Charte relative aux droits et devoirs des personnes aveugles ou malvoyantes et de leurs associations membres » a été présentée par Marie de Saint Blanquat, présidente du GIAA - puis signée par la Secrétaire d'État, et tous les présidents des associations membres du CNPSAA.

Claude Lacour, président de « Baisser les Barrières » était, avec Marie de Saint Blanquat, parmi les premiers signataires.

Pour Patrick Gohet, le handicap doit cesser d'être vu comme un manque, mais bien comme une valeur ajoutée et devenir un appel aux « capacités de substitution ».

Reportage de ce point presse :

 

radio Vivre FM - "invité de la rédaction" : Patrick Gohet - 7 octobre 2009

Le 7 octobre, Patrick Gohet a fait le bilan de 7 années en tant que Délégué Interministériel aux Personnes Handicapées sur Vivre FM.

Ecouter l'émission

 

journal Le Louvre - mai 2009 

Lors de son stage au Musée du Louvre, un article a été publié sur Karima, une de "nos" étudiantes, dans le journal du Louvre.

Télécharger l'article au format pdf

 

Libération - mai 2009 

L'association Valentin Haüy a ouvert sa médiathèque.

Télécharger l'article au format pdf  

 

paris15.fr - posté le 05 février 2008

Lors de ses visites à la Maison des Associations du Quinzième, Paris15 a eu vent d'une association qui a l'objectif louable de faciliter l'accès aux textes (principalement éducatifs, mais pas que) aux non-voyants qui souhaitent suivre des études dans les meilleures conditions d'accès aux connaissances possibles. Louable dessein, donc, que Paris15 voulait mettre en exergue. Cette association, Baisser les Barrières, cherche des petites mains, des bénévoles pour scanner tous les documents nécessaires aux personnes non-voyantes. N'hésitez donc pas à rentrer en contact avec eux (voir plus bas).


Créée en 2004, l'association Baisser les Barrières, accompagne les jeunes handicapés visuels à l'université, par la numérisation des livres universitaires, la négociation de stages en entreprises, l'alerte des chefs d'entreprise sur leur rôle fondamental dans ce profond changement des mentalités, et la sensibilisation des pouvoirs publics et autres personnes décisionnaires.

L'association monte aussi des stages en entreprises avec un accompagnement des étudiants avant le stage (CV, lettre de motivation), et la sensibilisation des « équipes accueillantes » de l'entreprise. Pendant le stage, soutien constant. Après le stage, aide à la rédaction du rapport de stage, valorisation dans le CV. Baisser les Barrières vise également à une sensibilisation permanente des pouvoirs publics et autres personnes décisionnaires, notamment grâce à ses travaux autour de deux lois : la loi DADVSI (information des Parlementaires, et travaux sur les textes avant les débats) et la loi « pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » de février 2005.

Dans le cadre de son oeuvre herculéenne de numérisation des livres universitaires et de constitution d'une bibliothèque numérique universitaire, l'association a déjà traité 80.000 pages, soit environ 250 titres disponibles. Ces véritables travaux d'Hercule sont effectués par des bénévoles (souvent retraités), qui sont en relation constante avec les jeunes étudiants. Si vous souhaitez vous investir dans une action bénévole dans ce cadre, n'hésitez pas, donc, à contacter l'association. Le travail ne nécessite pas de connaissances particulières en informatique (la formation est assurée), mais de la rigueur, de l'attention, de l'exigence, pour scanner les ouvrages, les relire et corriger d'éventuelles fautes de reconnaissance de caractères. Sens de l'humour facultatif mais très bienvenu. La fréquence peut être ponctuelle (une demie journée par semaine) ou plus régulière, en fonction des emplois du temps de chacun.

Vous pouvez bien évidemment faire un don, déductible des impôts, ou bien adhérer à l'association pour la somme de 15 euros pour les étudiants ou 30 euros par an. Nul doute que votre soutien sera apprécié par nombre de ces étudiants qui pourront accéder aux documents écrits par le biais de la numérisation, et qui les déchiffreront ensuite sur leur logiciel de synthèse vocale. C'est tout simple, mais il fallait y penser... et il faut surtout de la main d'oeuvre pour le réaliser à grande échelle !

Par Niko


Courrier Cadre - novembre 2006

À LA UNE

DERRIÈRE LE HANDICAP, LES COMPÉTENCES

Le durcissement des obligations légales et la politique d'intégration des minorités visibles modifient le regard que portent les entreprises sur les cadres handicapés.

Des stages pour les étudiants handicapés

La directrice de l'association Baisser les barrières, Bénédicte Lavoisier, défend énergiquement son projet : « L'objectif des stages est de faire tomber les peurs liées au handicap chez les employeurs, mais aussi chez les étudiants handicapés. » Créée en 2004, l'association a commencé à travailler avec de jeunes déficients visuels. Un travail de pédagogie. « Souvent nous devons les persuader d'entrer en stage »,explique Bénédicte Lavoisier. Baisser les barrières a déjà aidé une dizaine de handicapés à trouver des stages pour se frotter au monde du travail.
Pour sa dixième édition, la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées, qui se déroulera du 13 au 19 novembre sur l'ensemble du territoire*, semble promise à un beau succès. Pas loin de 60 000 rencontres rassemblant recruteurs et candidats auront lieu durant cette semaine, contre 40 000 l'an dernier, selon les es­timations de l'Association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (Adapt), l'organisateur de l'événement.
Une quarantaine d'entreprises devraient participer aux 150 « job dating » prévus. De 25 à 50 sociétés seront présentes aux forums organisés dans les villes. Soit, au total, plus de 2 000 recruteurs prêts à embaucher des personnes présentant un handicap, parmi lesquels des sociétés de travail temporaire, comme Adecco ou Adia, mais aussi de grands groupes, comme Total, SFR, Areva, LaPc ste, les Caisses d'Epargne ou Sodexho. Les préjugés des entreprises vis-à-vis de l'employabilité des personnes handicapées sem­blent - enfin - tomber. Le portail handicap du « job board » Monster propose quelque 6 000 offres, émanant de 180 entreprises
"handi-accueillantes". Quant à hanploi.com, qui publie aussi des offres d'emploi, il compte plus de 600 entreprises utilisatrices.

Une loi plus contraignante

L'entrée en application au début d'année de la loi sur le handicap, qui taxe plus lourdement qu'auparavant les employeurs ne respectant pas le quota obligatoire de 6 % de travailleurs handicapés, n'est pas étrangère à ce soudain engouement. A titre d'exemple, une entreprise de 500 salariés, dont seulement 2 % présentent un handicap, versera en2007 près de 100 000 euros à l'Agefiph, l'organisme qui collecte et redis­tribue les fonds pour l'insertion professionnelles des personnes handicapées. Pour un groupe de 3000 salariés, avec toujours une proportion de 2 % de handicapés, la note atteindra les 700 000 euros !De quoi faire réfléchir au sein des directions générales... Les motivations financières ne sont pas les seules à entrer enjeu. La question du handicap rejoint celui, très en vogue, de la promotion des minorités au sein des entreprises.

De la charte de la diversité à la formation des cadres au handicap

Pour améliorer leur image et diversifier leurs sources de recrutement, les groupes signent des chartes de la diversité ou des accords d'en­treprise dans lesquels ils s'engagent à intégrer dans leurs effectifs des salariés handicapés, dont des cadres. ETDE, la filiale électricité et maintenance de Bouygues Construction, a promis de recruter 60 personnes handicapées d'ici 2008. Idem au Crédit Agricole qui prévoit d'en embaucher 110. L'enseigne de la grande dis­tribution Champion souhaite, elle, intégrer 250 handicapés. Enfin, l'accord triennal signé par Alcatel table sur l'arrivée de 60 personnes souffrant d'un handicap. D'autres entreprises œuvrent en faveur de l'inté­gration et de la formation. Les salariés de l'éditeur de logiciels Dassault Systèmes et de l'opérateur de téléphonie mobile SFR peuvent suivre une formation pour démystifier le handicap, déli­vrée par Horizons 2000, une équipe de consul­tants eux-mêmes handicapés. Une centaine de collaborateurs de Dassault Systèmes sont par ailleurs inscrits à un atelier du langage des signes, afin d'apprendre à communiquer avec trois collègues sourds profonds. Certaines entre­prises peuvent également mettre leur savoir-faire au service du handicap. A destination des handicapés moteurs, IBM propose des solutions informatiques pour surfer sur internet, et Thales a conçu un logiciel d' aide ale vision pour les malvoyants.

Sortie de fichier

Autant d'initiatives qui favori­sent l'emploi des handicapés. Et ça marche : pour la première fois de son histoire, l'Agefiph constate une diminution du nombre d'en­treprises cotisantes. En trois ans, un millier d'entre elles sont ainsi sorties de ses fichiers. Paradoxalement, si les entreprises semblent prêtes aujourd'hui à embaucher des personnes han­dicapées , elles éprouvent des dif­ficultés à... trouver des candidats. C'est particulièrement vrai pour les postes de cadres, nécessitant un certain niveau de compétences. Les études relevant souvent du parcours du combattant, les bâtiments et l'organisation des cours étant rare- ment adaptés à ce public, seuls 12 % de travailleurs handicapés possèdent un diplôme de l'enseignement supérieur. Résultat : les cadres avec un handicap représentaient 4 % des salariés handicapés des entre- prises de plus de 20 salariés en 2003, contre 17 de cadres tous publics confondus. L'orientation rentre aussi en ligne de compte. La majorité des étudiants handicapés optent pour les filières généralistes, quand les entreprises recherchent surtout des diplômés d'écoles de commerce ou d'ingénieurs. Selon une étude de l'observatoire Lab'Ho, réalisée en 2004 pour le compte d'Adecco, les étudiants avec un handicap choisiraient leur cursus en fonction non pas de leur projet professionnel, mais plutôt des conditions d'accueil des établissements.

Stratégie de contournement ou reconnaissance

Enfin, si les entreprises peinent à trouver des cadres handicapés, c'est parce qu'une partie d'entre eux rechignent à se présenter comme tels. Après avoir obtenu son diplôme à l'Esidec, l'Ecole de commerce international de Metz, Stanislas a d'abord cherché un emploi sans parler aux recruteurs de son problème de santé, qui peut l'invalider ponctuellement. « Mais au cours des entretiens, on me demandait de justifier les trous dans mon CV. J'ai donc fini par demander à être reconnu comme travailleur handicapé », témoigne ce trentenaire. Christophe Guennoc a été recruté au cours d'un « job dating » organisé par Alcatel, où il travaille aujourd'hui comme ingénieur intégrateur. Malentendant et discrètement appareillé il a souvent utilisé, dans les sociétés de services et d'ingénierie informatiques où il travaillait auparavant, des stratégies de contournement, en mettant par exemple le volume de son téléphone au maximum, pour ne pas parler de son handicap. « La première responsable des ressources humaines que j'avais rencontrée ne le comprenait pas », se souvient cet ingénieur de 33 ans. Les recruteurs et les candidats réunis lors de la Semaine de l'emploi des handicapés devraient avoir, eux, toutes les raisons de bien s'entendre.

www.semaine-emploi-handicap.com

Coralie Donas

 

Le Monde de l’Economie - mardi 21 mars 2006

Des milliers de pages pour les non-voyants.

L’association « Baisser les Barrières » propose des fichiers digitaux d’ouvrages universitaires.

Sur l'étagère, les livres dépecés s'amoncellent « Quelques milliers de pages à scanner», sourit Bénédicte Lavoisier, dont l'association Baisser les barrières, créée il y a deux ans, aide les étudiants non-voyants en leur fournissant les fichiers digitaux d'ouvrages universitaires. «La plupart de ces textes sont introuvables en braille. Nous les transformons en fichiers reconnaissables par des logiciels de synthèse vocale, ou pouvant être lus grâce à un clavier tactile » explique Mme Lavoisier qui, avec le développement de son projet, a transformé une partie de son appartement en local associatif peuplé d'ordinateurs, au grand dam de ses enfants. Malgré deux salariés à mi-temps et une petite équipe de bénévoles, le travail ne manque pas. Plusieurs heures sont nécessaires pour scanner et corriger un livre de quelques centaines de pages. « Les logiciels s'améliorent, mais les coquilles sont encore assez fréquentes, il faut alors retaper un à un les mots erronés», souligne Françoise, bénévole depuis quelques mois à l'association. En deux ans, plus de 23 000 pages ont été passées à la moulinette pour atterrir dans la boîte mail des étudiants. « C'est fastidieux, mais le retour que l'on en a est vraiment gratifiant », explique Alexandre en DEA d'histoire, l'un des deux salariés de l'association qui compte une centaine d'adhérents dont un tiers d'utilisateurs réguliers. « Des étudiants comme les autres, insiste-t-il. Certains ne nous contactent qu'une seule fois, d'autres nous appellent régulièrement, parfois en urgence. Il m'est arrivé de scanner des textes le soir pour un partiel ayant lieu le lendemain. J'essaie de m'arranger ». sourit-il.

Non loin, Jaya, 27 ans, surfe à toute allure sur son ordinateur portable grâce aux indications sonores de son logiciel. Non-voyant, il a eu lui-même recours à l'association. Diplômé de l'Ecole centrale et administrateur chez EDF, il a eu besoin de fiches de culture générale pour préparer le concours de Sciences-Po Paris. Son beau parcours ne doit pas masquer les difficultés auxquelles il a été confronté : «Après une prépa en province, où les prof prenaient soin de me rendre accessibles tous les documents, j'ai atterri à Centrale, où les enseignants, sûrement par peur d'une diffusion abusive, n'étaient plus du tout prompts à me fournir les enregistrements de leurs cours », explique-t-il. Une attitude qui n'a pas facilité son apprentissage, mais Jaya en sourit aujourd'hui. « Du fait de leur handicap, ces élèves sont de toute façon obligés d'en faire plus que les autres. Notre but, c'est de les aider le plus possible à travailler de manière autonome, ou qu'au moins on ne leur rende pas la tâche plus difficile », souligne Mme Lavoisier, qui constate que beaucoup d'efforts restent encore à faire, parmi lesquels l'équipement des établissements et le changement de regard sur les personnes en situation de handicap. «Notre objectif premier était d'établir un premier contact entre nos étudiants et les employeurs, par le biais de stages. Les premières expériences étaient encourageantes, mais nous nous sommes vite fait déborder par la demande en scanners. Maintenant que nous sommes mieux organisés, nous allons à nouveau pouvoir nous pencher sur le sujet », espère Mme Lavoisier, qui entend également dégager plus de temps pour mener des actions de lobbying.

Car depuis quelque temps, l'Association milite auprès des pouvoirs publics pour obtenir la création d'un dépôt légal numérique : ou encore pour autoriser les copies numériques des ouvrages en échange de l'acquittement du prix du livre. « Si l'on compte notre temps de travail, un livre nous revient à 130 euros... et nous sommes en plus hors la loi! Ce que nous souhaitons, c'est négocier un accès aux œuvres moyennant le paiement des droits d'auteur», explique-t-elle. La bataille s'avère rude, car des sociétés privées, qui cherchent à commercialiser des logiciels de lecture payants sont également sur les rangs.

Jorge Carasso


Le Parisien - mardi 9 novembre 2004

Vie sociale.

Un million d'associations en France !

Secrétaire générale de l'association parisienne Baisser les barrières créée en janvier 2004 pour aider les étudiants handicapés (à enregistrer les cours, trouver des stages...), Bénédicte Lavoisier a reçu hier des mains de Jean-François Lamour, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, le prix de la millionième association. Selon les résultats de l'enquête du Centre d'étude et de recherche sur la philanthropie (Cerphi), publiée hier, la France compte en effet un million d'associations en activité. Entre le 1er septembre 2003 et le 31 août 2004, plus de 70 000 associations ont vu le jour, à un rythme moyen de 191 créations par jour « Depuis 1998-1999, nous assistons à une véritable explosion de la vie associative. Nous sommes passés de 60 000 à 70 000 associations créées chaque année », souligne Jacques Malet, directeur scientifique de l'étude « Évolutions de la France associative : état des lieux ».

Une forte disparité
Au cours des dix dernières années, près de 7 Français sur 100 ont participé à la création d'une association dans quatre principaux domaines : culture (21 % des créations), social (16 %), loisirs (13,8 %) et sports (13,3 %). La carte de France des bâtisseurs d'associations met en évidence une forte disparité entre les départements du sud de la France, le Bas-Rhin et Paris, fortement créateurs, et ceux situés au nord d'une ligne reliant La Rochelle à Chambéry, faiblement créateurs. Selon le Cerphi, le dynamisme du Sud s'expliquerait notamment par la présence importante des 55-59 ans
près de la Méditerranée. Encore convient-il de relativiser cette bipolarisation, selon Jacques Malet : «Dans le Nord, on a plus tendance à se tourner vers une association préexistante alors que, dans le Sud, on crée sa propre association. »
Créatrices d'emplois, 168 000 associations font travailler au moins un salarié et emploient au total plus de 1,5 million de personnes. Bénédicte Lavoisier n'en est pas encore au stade de l'embauche, même si elle confie « tourner à 300 000 tours-seconde » pour concilier son engagement et son travail à mi-temps dans la communication. Aujourd'hui, son association, qui a bénéficié d'une subvention de 15 000 € de la. Ville de Paris, aide deux étudiants aveugles.


Philippe Baverel